Les cétoines.
Élevage des larves
Toutes les larves de cétoines vivent dans la terre et se nourrissent de feuilles mortes, on pourra rajouter des fruits afin d'apporter des protéines qui permettront d'avoir des imago plus massifs (surtout visible au niveau de la corne du mâle) et plus productifs. Cette apport sera même obligatoire pour certaines espèces : également sous forme de fruits, mais aussi par des protéines d'origine animale (nourriture pour poissons ajoutée au substrat) : consulter les fiches d'élevage. Le substrat initial est alors constitué d'un mélange de terreau, de feuilles mortes et de bois ; j'utilise 80% de feuilles et 20% de bois mélangés avec le même volume de terre (ou un peu plus), les feuilles sont à 80 ou 90% du chene. La hauteur de substrat doit être d'au moins 8-10cm (plus si il s'agit de larves de grande taille). On distingue 2 méthodes pour le maintien des larves selon qu'elles sont cannibales ou non :
- Pour les larves cannibales : il faudra les séparer le plus tôt possible (sans toutefois remuer le substrat des adultes trop souvent : il faut trouver un juste milieu). Le plus souvent, ces larves atteingnent des tailles importantes avant la mise en coque, elles demanderont donc beaucoup de place : j'utilise des bouteilles en plastiques de 2L dont le haut est coupé. L'inconvénient est qu'il est trè difficile de prendre des nouvelles de la larves (l'avantage est alors qu'elle n'est pas dérangée), mais comment savoir si elle meurt ? Pour cette catégorie de larves, ne pas oublier des apports protéiques !

- Pour les non cannibales, elles peuvent être élevées en groupe, mais en surveillant la surpopulation : pas plus de 20 larves pour un bac de 15 L, moins si les larves sont de taille importante (au stade L1, la densité peut être légérement supérieure.
Le substrat devra toujours être humide sans être trempé. Les larves peuvent être élevées dans le substrat des adultes. Certains stérilisent les feuilles ramassées en forêt en les passant au micro onde ou au congélateur, personnellement, je n'utilise pas ces méthodes : j'évite juste de ramasser de gros arthropodes qui feraient concurrence aux larves et en faisant sécher les feuilles avant de les broyer. Pour le terreau, on peut utiliser du terreau universel sans résineux (ou en quantité très limitée), la ré,sine de ceux-ci de collant sur les larves, bouchant ainsi les pores des trachées leur permettant de respirer.
Les coques peuvent être laissées dasn le substrat avec les autres larves (si elles ne sont pas trop nombreuses), sinon elles peuvent être placées dans di terreau légérement humide.
Élevage des adultes
Tous se nourrissent de fruits tels bananes ou pommes, il faudra alors surveiller leur état afin de les retirer dès qu'ils commencent à moisir : en effet, le substrat (le même que pour les larves) doit être humide en permanence, ce qui provoquera inévitablement, apr&egrae;s un temps plus ou moins court, la moisissure des fruits. On peut également leur donner du pollen (on en trouve parfois au rayon diététique), cet apport concerne surtout les Pachnoda.
Pour augmenter les chances d'avoir de la ponte, il faut une profondeur de substrat la plus importante possible : en effet, il y aura alors un gradient d'humidité (celle ci augmentera avec la profondeur), et la femelle pourra alors trouver l'humidité idéale pour sa ponte (en s'enterrant plus ou moins).
Il faut éviter des trop fortes densités de mâles : dans la plupart des espèces, trop de mâles par rapport aux femelles se traduit souvent par des combats, certes très interessants à observer de temps en temps, mais il est moins interessant de retrouver une tête arrachée ! J'ai déjà du "séparer" des mâles d'Eudicella aethiopica dont les têtes et les cornes s'étaient emmêlées alors qu'il y avait exactement autant de mâles que de femelles...
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